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KeeeX : les données au cœur de la révolution blockchain


Par Laurent Henocque, CEO KeeeX.






Laurent Henocque
Laurent Henocque
Les blockchains révolutionnent les processus industriels et contractuels. Mais comment fait on avec les données ?

Les blockchains et les données

La naissance de Bitcoin s’est très vite accompagnée d’une prise de conscience de l’utilité industrielle d’un registre public, daté et inviolable. Pour de nombreux informaticiens, une fois écartée la notion de monnaie associée au dispositif technique, ce registre, appelé́ « blockchain » (c’est une liste de blocs « chaînés ») est un rêve réalisé. Le principe de « preuve de travail », qui consiste à résoudre des puzzles cryptographiques dont la complexité́ s’adapte automatiquement au nombre de participants, garantit en effet que l’histoire d’une telle blockchain ne pourra jamais être réécrite, ni aujourd’hui ni dans le futur, quoi qu’il advienne. La raison en est simple : modifier un élément dans le passé demande de reprendre également toute la chaine à partir de ce point. Et la preuve de travail à chaque bloc demande des calculs phénoménaux (à ce jour près de 2000 exahashes (cf plus bas *1) par bloc – le réseau délivrant 3 exahashes par seconde pour un bloc toutes les 10 minutes). La monnaie associée à la blockchain est l’outil financier permettant de motiver les « mineurs » à investir dans les infrastructures permettant ces calculs et il faut comprendre pour cette raison qu’une blockchain vraiment sécurisée ne peut être pensée sans sa monnaie associée.

Des variations de Bitcoin permettant l’enregistrement de données auxiliaires attachées aux transactions sont très vite apparues (on les appelle des « colored » coins). Une des premières par exemple est NameCoin, qui définit un registre comparable au système d’attribution des noms de domaines pour internet. Certaines ont largement élargi les limites sévères de Bitcoin qui limite les données auxiliaires à 40 à 80 caractères par transaction : par exemple NXT (1000 caractères) ou Ethereum (données « illimitées », moyennant paiement de « gas »). Une blockchain ne sera donc pas une solution réaliste au stockage de données elles mêmes (photos ou vidéos par exemple)

Par contre une blockchain permet de stocker des informations qui désignent des données de façon compacte. On pourrait par exemple y indiquer une URL internet, ou un chemin d’accès à un fichier. Il est toutefois préférable d’y ranger une information qui désigne la donnée de façon intrinsèque, sans référence à son emplacement. On utilise aujourd’hui dans ce rôle ce qu’on appelle un « hash cryptographique ». Un hash représente exactement la donnée au bit près, ne peut pas être deviné, et ne peut pas être corrompu ou contrefait (il est impossible à ce jour de créer deux fichiers ayant le même hash) (*2). Les blockchains bien sûr, mais aussi des outils populaires utilisent ces hashes comme indexes pour retrouver et vérifier les données (*3): par exemple le système de gestion de fichiers Git, le système d’échange de fichiers BitTorrent, et plus récemment le système de fichiers IPFS (qui en quelque sorte combine les deux précédents).

Les données au cœur des processus

Il est donc acquis que l’on peut, pour n’importe quel document, disposer d’une preuve d’intégrité (son hash) et que ce hash peut être enregistré sur une blockchain, à une date donnée. Cet effet est exactement celui d’une enveloppe Soleau (*4) : on prouve être détenteur à une date certaine du fichier qui possède ce hash, et ce sans devoir révéler la donnée elle même. C’est un procédé ancien : Galilée a prouvé sa connaissance des anneaux de Saturne sans en révéler la teneur par l’anagramme « smaismrmilmepoetaleumibunenugttauiras »(*5).

Dans l’industrie, disposer de preuve d’antériorité permet de dater des contrats, des multi signatures ou approbations, des idées pour faire obstacle aux brevets scélérats ou permettre l’attribution des inventions brevetées, des preuves photographiques de patrimoine, de sinistre, d’identité... Et en backoffice d’adjoindre signatures, dates et données certifiées (y compris pour l’IoT) à tout processus.

Le chaînon manquant KeeeX : une blockchain des données

Trouver un fichier à partir de son hash demande un index. A ce jour, un index associant des fichiers ou données à leurs hashes requiert une base de données (*6) et/ou de renommer les fichiers par leur propre hash, sans éliminer tout risque de perte. Ces procédés sont utilisés par les systèmes d’archivage.

L’innovation KeeeX permet que chaque fichier autoporte sans altération perceptible sa preuve d’intégrité, promue en nom symbolique humanisé (son « identifiant » artificiel mais toujours prononçable), et pouvant être utilisée pour le désigner à partir d’un autre fichier. Avec cette solution, un fichier traitement de texte par exemple peut tout à la fois être trouvé exactement par un moteur de recherche (on cherche le fichier contenant « topaz »), être vérifié comme intègre (le hash inviolable de ce fichier est bien « topaz »), être désigné par le pdf « lapiz » qui en est issu, et désigner ses version précédentes en cascade. Le lien entre fichiers étant implémenté par des hashes, il forme bien ce que l’on peut qualifier de « blockchain des données » (*7). Il s’agit d’une organisation documentaire sans infrastructure, dont tous les témoins peuvent vérifier l’intégrité, et qui peut être répliquée chez tous les participants d’une collaboration sans générer de doute sur l’exactitude des données.

Comme l’identifiant d’un fichier y est injecté en clair, il peut être exploité par les moteurs de recherche, aujourd’hui très puissants aussi bien sur un ordinateur (*8) que sur internet. On se prémunit ainsi de façon définitive contre tout risque de perte. KeeeX permet notamment de scanner l’ensemble des disques d’une organisation pour collecter tous (et seulement) les documents relatifs à un auteur ou à une opération donnée, puis de vérifier simplement s’ils sont inaltérés. Egalement de chercher sur internet toutes les occurrences accessibles d’un fichier (*9). Si on découvre l’identifiant d’un fichier sur la blockchain ou dans un autre fichier, on pourra toujours faire une recherche internet ou sur une machine pour trouver le document, même s’il a été renommé ou déplacé, ou le solliciter d’un pair sans effort.

Cette solution permet aussi d’inclure dans les fichiers d’autres métadonnées (par exemple descriptions, copyright, intentions de confidentialité) dont notamment l’identité et la signature Bitcoin de l’auteur, et aux destinataires de certifier socialement cette identité sans recourir aux certificats. Chaque utilisateur peut librement tout à la fois définir, publier (*10) et révoquer son identité sans coût ni effort. Et valider celle des autres.

Elle permet aussi de créer des multi approbations de documents, par exemple dont les processus industriels de validation N+1/N+2 ou la logistique. S’ils sont eux mêmes datés, ces éléments prennent la valeur probante de signatures électroniques ou d’accusés de réception.

Tous ces éléments, exactement identifiés par leurs hashes, trouvent naturellement place dans une blockchain simple et fiable (par exemple Bitcoin), pour des preuves d’existence datées. KeeeX permet ainsi, sans infrastructure, d’améliorer tout processus industriel ou humain, pour le doter d’éléments probants ou contractuels, sources d’économies considérables. Et de rendre immuables sans effort d’infrastructure les seuls éléments qui doivent absolument le rester : l’intégrité́ des données, les signatures et les dates.

Cet article a été préalablement rédigé pour la Revue TELECOM numéro 183, de Telecom Paris Tech. C'est également un repost du site de KeeeX.

www.keeex.me

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1 Un exa vaut 1 milliard de milliards (https://fr.wikipedia.org/wiki/Préfixes_du_système_international_d’unités)
2 https://fr.wikipedia.org/wiki/Fonction_de_hachage_cryptographique
3 on parle alors « d’adressage basé sur le contenu »
4 https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Enveloppe_Soleau
5 https://en.wikipedia.org/wiki/Anagram
6 par exemple BitTorrent et IPFS implémentent une DHT, en français « table de hashes distribuée »
7 en fait une structure plus générale, appelée Graphe de Merkle https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbre_de_Merkle
8 par exemple spotlight, sur mac, et la commandes Unix «grep»
9 tester par exemple https://duckduckgo.com/?q="xofos-bafek-zebug"
10 https://www.google.fr/search?q=16VjbGbn6oDmcAbeZFmdeZu6Vj9ekSaBSA

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Mercredi 1 Mars 2017
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