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Les obligations institutionnelles en libre acquisition sur la blockchain légitiment les crypto-monnaies


Le mois de septembre a connu les premières ventes d’obligations à l'aide de la blockchain. Si la Sberbank l'avait déjà fait au mois de mai en Russie, c'est la Banque mondiale accompagnée de la Commonwealth Bank d'Australie et le Trésor autrichien qui s'y sont essayé en cette rentrée. Nous vous proposons de revenir sur les caractéristiques de la technologie blockchain et sur les événements qui pourraient bien apporter d'autres perspectives aux crypto-monnaies.






Depuis bientôt deux ans, on observe le développement d'applications concrètes de la blockchain. L’intérêt est de proposer les premières solutions "pratiques" intégrant la technologie présentée comme l'évolution majeure depuis la naissance d’internet. La blockchain repose sur une caution morale et sécuritaire. Elle pourrait être l’application ultime permettant de sécuriser et contrôler les échanges entre les différentes parties prenantes d’un réseau. Le crédit technologique associé à la blockchain a donc fini par convaincre des acteurs majeurs de la finance institutionnelle et internationale. C'est ainsi que la Banque mondiale et le Trésor autrichien l’ont choisie comme cadre pour la vente de leurs obligations, en en faisant un acteur majeur et de confiance.

Bien que les procédures employées par les deux institutions ne soient pas les mêmes, elles apportent un crédit supplémentaire et indéniable aux crypto-monnaies.

Retour sur les grands traits technologiques de la blockchain

La qualité essentielle qu’il faut garder à l’esprit quand on parle de la blockchain est la confiance.
Elle permet depuis 10 ans d’acheter et vendre Bitcoin (BTC) de façon anonyme et a rapidement été reprise par les centaines de cryptomonnaies qui sont nées depuis lors, en en faisant le moteur de confiance du système.

La force de la blockchain repose, en plus de la cryptographie, sur deux protocoles : la distribution ou décentralisation et le principe d’horodatage de la plus longue chaîne.

• Registres distribués
La blockchain est considérée comme un ensemble de registres recensant les opérations intervenues sur un réseau décentralisé, c’est-à-dire sans serveur fixe puisque chacun des nœuds du réseau est à la fois serveur et client. Il est donc impossible pour un pirate de mettre hors service ou de modifier une information donnée sur l’ensemble des serveurs du réseau.

• Système horodaté de la plus longue chaîne
Pour enregistrer les différentes opérations intervenues sur le réseau, la blockchain utilise le temps pour les écrire les uns à la suite des autres. Puisqu’il revient aux nœuds du réseau de valider ou non les opérations cryptées, il est fréquent que plusieurs nœuds valident une même opération à la fraction de seconde près. La blockchain va donc retenir le noeud ayant la plus longue chaîne d’opérations enregistrées pour les départager et poursuivre l’écriture du registre.

Nature et principe d’émission des obligations

Si le Trésor autrichien entend céder en obligations sur la blockchain jusqu’à 1.15 milliards d’euros de sa dette, la Banque mondiale a quant à elle des objectifs nettement plus modestes (qui s’élèvent à 30 millions d’euros).

Arunman Oteh, trésorière de la Banque mondiale, qui est la première des deux institutions à avoir initié la vente des obligations sur la blockchain, a annoncé que l’institution avait recueilli le double des objectifs initialement fixés, puisque la levée de fonds s’est établie à 69 millions d’euros. Appelés “bond-i”, ces bonds ont une maturité de deux ans et un taux de 2.251%. Cette levée de fonds entend aider l’institution à fluidifier son service et améliorer sa sécurité.

Les obligations du Trésor autrichien ont été, tout comme celles de la Banque mondiale, cédées sur le réseau de la cryptomonnaie Ethereum. Le gouvernement a cette fois-ci confié la vente à la banque Oesterreichische Kontrollbank (OeKB). L’opération qui s’est déroulée le 2 octobre aura porté sur deux types de bonds, dont les premiers ont une maturité de 7 ans contre 10 pour les seconds. Le taux des premier est de 0% alors que celui des autres est de 0.75%.

La technologie phare du Bitcoin (BTC) et des crypto-monnaies prouve un peu plus chaque jour ses atouts technologiques, même au sein des institutions les plus importantes comme la Banque mondiale. Désormais, les crypto-sceptiques ne pourront plus affirmer que la blockchain n'est pas sécurisée et technologiquement inapte.

La blockchain rentre à grands pas dans les mœurs des institutions financières des entreprises et des particuliers notamment via l'utilisation première les crypto-monnaies. Ces premières ICO publiques sont une avancée considérable à l'échelle financière et gouvernementale mondiale. Elles devraient certainement permettre d'accélérer la machine vers une structure réglementaire internationale autour des crypto-monnaies.

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Vendredi 13 Avril 2018
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